{"id":6505,"date":"2012-02-22T18:09:06","date_gmt":"2012-02-22T17:09:06","guid":{"rendered":"http:\/\/ritmy.fr\/essais\/?page_id=6505"},"modified":"2025-09-02T18:52:06","modified_gmt":"2025-09-02T17:52:06","slug":"choeur-montansier","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/concerts-2\/choeur-montansier\/","title":{"rendered":"CH\u0152UR MONTANSIER"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>\u00c0 M\u00c9R\u00c9\u2026 24 Mars 2012 \u00e0\u00a0<\/strong><strong>21h., \u00c9glise Saint Denis<\/strong><strong><br \/>\n<\/strong><\/h2>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #008000;\">\u00ab\u00a0CHANTS RELIGIEUX ET PROFANES\u00a0\u00bb <\/span><\/strong><\/h1>\n<h1 style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #008000;\">LE CH\u0152UR MONTANSIER<br \/>\n<\/span><\/strong><\/h1>\n<p><a href=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/ch\u0153ur_montansier-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-6520\" title=\"ch\u0153ur_montansier 1\" alt=\"\" src=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/ch\u0153ur_montansier-1.jpg\" width=\"590\" height=\"393\" srcset=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/ch\u0153ur_montansier-1.jpg 590w, https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/ch\u0153ur_montansier-1-300x199.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><\/a><\/p>\n<p>C\u2019est sur le th\u00e8me du voyage, dans l&rsquo;espace (Stanford), dans le temps (Vaughan Williams, Pergol\u00e8se) et dans le fantastique (Faur\u00e9, Berlioz) que le Ch\u0153ur MONTANSIER, sous la direction de Juliette H\u00c9NAFF, organise le programme de ce concert tout en d\u00e9licatesse dans les harmonies et les lumi\u00e8res contrast\u00e9es de la musique vocale polyphonique :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/ch\u0153ur_montansier-11.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-6522\" title=\"ch\u0153ur_montansier 2\" alt=\"\" src=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/ch\u0153ur_montansier-11-1024x681.jpg\" width=\"590\" height=\"392\" srcset=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/ch\u0153ur_montansier-11-1024x681.jpg 1024w, https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/ch\u0153ur_montansier-11-300x199.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 590px) 100vw, 590px\" \/><\/a><\/p>\n<h2><strong><span style=\"color: #ff0000;\">LE CH\u0152UR MONTANSIER<\/span><\/strong><\/h2>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 en 1988, dirig\u00e9 par Juliette H\u00c9NAFF, le Ch\u0153ur du Conservatoire de VERSAILLES aura donn\u00e9 une centaine de concerts, classiques\u00a0 (Requiem de Mozart, Messe \u00e0 4 Ch\u0153urs de M-A Charpentier, \u00a0Noces de Stravinski) jusqu\u2019au jour de septembre 2008 o\u00f9 il est invit\u00e9 par Jean\u2013Daniel Laval, directeur du Th\u00e9\u00e2tre Montansier, \u00e0 poser ses valises sur la belle sc\u00e8ne de ce th\u00e9\u00e2tre versaillais. Depuis lors, il r\u00e9side au Th\u00e9\u00e2tre Montansier et a pris naturellement le nom de CH\u0152UR MONTANSIER. Il est compos\u00e9 de 35 chanteurs amateurs dont les r\u00e9p\u00e9titions hebdomadaires se d\u00e9roulent au sein m\u00eame du Th\u00e9\u00e2tre Montansier de Versailles.<\/p>\n<p>Cet ensemble vocal enrichit chaque ann\u00e9e son r\u00e9pertoire d\u2019un projet musical original. Dans le prolongement des op\u00e9ras Cavalleria Rusticana de Mascagni en 2007 et Cendrillon de Massenet en 2008, il a interpr\u00e9t\u00e9 les musiques du Marchand de Venise de Shakespeare en 2009, compos\u00e9es par Sylvain Audinovski.\u00a0En 2010, ce sera \u00ab\u00a0Dite le moy, je vous prie\u00a0\u00bb, spectacle de chansons fran\u00e7aises, Renaissance, Berlioz, Faur\u00e9, avec mise en espace de Anne Ruault. En 2011, le CH\u0152UR MONTANSIER continue d\u2019apporter son concours musical aux cr\u00e9ations de la Compagnie de la Reine avec les quinze repr\u00e9sentations de\u00a0 l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0Op\u00e9ra de Quat\u2019Sous\u00a0\u00bb, de Bertolt Brecht et Kurt Weill, mise en sc\u00e8ne de Jean-Daniel Laval qui r\u00e9alisa une belle int\u00e9gration sc\u00e9nique du chant, qui compl\u00e8te la vocation classique du CH\u0152UR MONTANSIER.<\/p>\n<p>Depuis mai 2010, le Ch\u0153ur Montansier organise chaque ann\u00e9e, en partenariat avec le Th\u00e9\u00e2tre Montansier, les Rencontres Chorales de Versailles, qui accueillent des chorales fran\u00e7aises et \u00e9trang\u00e8res pour un week-end de concerts de tous styles. Fin 2011, pour c\u00e9l\u00e9brer un No\u00ebl convivial et rassembler les \u00e9nergies vocales de la Ville de Versailles, le Ch\u0153ur Montansier invite six autres chorales versaillaises sur la sc\u00e8ne du Th\u00e9\u00e2tre Montansier pour monter un spectacle autour des No\u00ebls du monde, mis en sc\u00e8ne par Anne Ruault et intitul\u00e9 C\u2019est No\u00ebl, mes bons amis.<\/p>\n<h2><strong><span style=\"color: #ff0000;\">JULIETTE H\u00c9NAFF, CHEF DE CH\u0152UR<\/span><\/strong><\/h2>\n<p>Munie de divers dipl\u00f4mes musicaux (dont un premier prix de piano, et le CA de Formation Musicale), Juliette H\u00e9naff commence \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 20 ans sa carri\u00e8re de professeur au Conservatoire National de R\u00e9gion de Versailles.\u00a0 Sa passion de l\u2019enseignement, qui lui a \u00e9t\u00e9 communiqu\u00e9e par Maurice Martenot, l\u2019incite \u00e0 s\u2019ouvrir sur d\u2019autres musiques :<br \/>\n&#8211; Folklore sud-am\u00e9ricain (o\u00f9 elle joue de la guitare)<br \/>\n&#8211; Musique ancienne (fl\u00fbte \u00e0 bec et viole de gambe)<br \/>\n&#8211; Lieder romantiques (piano)<br \/>\n&#8211; Op\u00e9rettes (Les Brigands et Orph\u00e9e aux Enfers d\u2019Offenbach, dont elle assure la direction musicale)<br \/>\n&#8211; Th\u00e9\u00e2tre musical (trio de com\u00e9diennes-chanteuses Les Z\u2019Acoustiques)<br \/>\nElle s\u2019initie en 1978 \u00e0 la direction de ch\u0153ur, qu\u2019elle ne pourra plus quitter et qu\u2019elle n\u2019aura de cesse de perfectionner. Du quatuor au grand ch\u0153ur, elle aborde tous les types de formations .<br \/>\nElle cr\u00e9e en 1981 l\u2019Ensemble Vocal Doux Octobre, puis en 1988 le Ch\u0153ur du Conservatoire de Versailles, en 2001 le Ch\u0153ur Junior du Conservatoire, en 2004 la chorale de l\u2019ATSCAF (Tr\u00e9sorerie G\u00e9n\u00e9rale des Yvelines), en 2008 le Ch\u0153ur Montansier.<br \/>\nOutre les stages ponctuels en r\u00e9gion parisienne (Ch\u0153ur-Tremplin \u00e0 Versailles, ch\u0153ur \u00e9ph\u00e9m\u00e8re \u00e0 Viroflay et Fontenay-le-Fleury), elle anime deux stages de chant choral chaque ann\u00e9e dans la Dr\u00f4me et dans l\u2019H\u00e9rault. Elle dirige actuellement le Ch\u0153ur d\u2019\u00c9toiles de Jouy-en-Josas, les Tr\u00e9sors de Versailles (r\u00e9pertoire de chansons) et le Ch\u0153ur Montansier.<\/p>\n<h2><strong><span style=\"color: #ff0000;\"><em>Fantasia on Christmas Carols<\/em>, de Ralph VAUGHAN WILLIAMS<\/span><\/strong><a href=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/RV_Williams1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-6581 alignright\" title=\"RV_Williams\" alt=\"\" src=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/RV_Williams1.jpg\" width=\"207\" height=\"269\" srcset=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/RV_Williams1.jpg 370w, https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/RV_Williams1-231x300.jpg 231w\" sizes=\"auto, (max-width: 207px) 100vw, 207px\" \/><\/a><\/h2>\n<p style=\"text-align: left;\">La premi\u00e8re \u0153uvre que nous entendrons sera d&rsquo;un compositeur contemporain qui s&rsquo;est \u00e9teint en 1958, Ralph VAUGHAN WILLIAMS. Fort appr\u00e9ci\u00e9 Outre-Manche o\u00f9 il exer\u00e7a une r\u00e9elle influence au m\u00eame titre que HOLST, WALTON ou DELIUS, il est fort peu connu chez nous. \u00c0 l\u2019origine, cette \u0153uvre \u00e9tait \u00e9crite pour un baryton accompagn\u00e9 d\u2019un ch\u0153ur et d\u2019un orchestre. Dans les d\u00e9cades qui suivirent sa cr\u00e9ation en 1912, l\u2019orchestre fit place \u00e0 un orgue soutenu par des violons puis, tr\u00e8s souvent, \u00e0 un piano.<br \/>\nCette \u00ab\u00a0Fantaisie sur un chant de No\u00ebl\u00a0\u00bb ne comporte qu\u2019un mouvement et ne dure qu\u2019un quart d\u2019heure \u00e0 peine et r\u00e9unit trois chants traditionnels (\u00ab\u00a0The truth sent from above\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Come all you worthy gentlemen\u00a0\u00bb and \u00ab\u00a0On Christmas night all Christians sing\u00a0\u00bb) que le compositeur puisa dans le folklore du sud de l\u2019Angleterre et auquel il interposa d\u2019autres citations de chants de No\u00ebl. C\u2019est d\u2019ailleurs une caract\u00e9ristique de ce compositeur qui publia un recueil de chants traditionnels parmi lesquels il inscrivit certaines de ses compositions directement inspir\u00e9e par ce qu\u2019il avait entendu.<br \/>\nCette fantaisie est all\u00e8gre et bon enfant avec un jeu sur les harmonies tr\u00e8s peu surprenant. En 1914,Ralph VAUGHAN WILLIAMS partit sur le front de la Grande Guerre comme brancardier et fut, comme tous ceux qui en revinrent, fort marqu\u00e9. Ses compositions (dans tous les genres, symphonies, musiques de ballet, op\u00e9ras, concertos\u2026) devinrent plus sombres avec des effets de dissonance extr\u00eamement accentu\u00e9s.<br \/>\nLa voici, interpr\u00e9t\u00e9e par le Ch\u0153ur MONTEVERDI et l\u2019orchestre philharmonique de W\u00fcrzburg\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/_FRtBVYYMW4?rel=0\" height=\"315\" width=\"560\" frameborder=\"0\"><\/iframe><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/JveXl0bLM1I?rel=0\" height=\"315\" width=\"560\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n<h2><strong><span style=\"color: #ff0000;\"><em>Les DJINNS<\/em>, de Gabriel FAUR\u00c9<br \/>\n<\/span><\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: left;\"><a href=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/orage-grand.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-6566\" title=\"orage-grand\" alt=\"\" src=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/orage-grand-300x236.jpg\" width=\"300\" height=\"236\" srcset=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/orage-grand-300x236.jpg 300w, https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/orage-grand.jpg 319w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>C\u2019est en 1875 que Gabriel FAUR\u00c9 s\u2019est servi de l\u2019un des quarante et un po\u00e8mes des Orientales de Victor Hugo, les Djinns, pour composer cette pi\u00e8ce chorale. Dans ce recueil de po\u00e8mes paru en 1828, Victor HUGO d\u00e9cha\u00eena le flamboiement son imagination en brisant les r\u00e8gles de la po\u00e9sie classique et en multipliant le jeu de l\u2019inventivit\u00e9 verbale et de la diversit\u00e9 rythmique. FAUR\u00c9 a suivi avec finesse la particularit\u00e9 d\u2019\u00e9criture du grand po\u00e8te qui usa dans ce po\u00e8me de la longueur des vers pour cr\u00e9er un effet de crescendo suivit d\u2019un decrescendo qui sugg\u00e8re le brusque passage des Djinns dans le ciel nocturne, dans un d\u00e9cha\u00eenement qui, d\u2019une paix profonde monte \u00e0 un d\u00e9chirement de temp\u00eate suivi d\u2019une retomb\u00e9e progressive dans le silence de la nuit.<br \/>\nC\u2019est la mythologie arabe qui situe les Djinns, les esprits du vent et forces surnaturelles, mortelles et myst\u00e9rieuses, tout autour de nous. Ils sont susceptibles de se montrer \u00e0 nous, de nous parler, de nous influencer, en bien comme en mal suivant la \u00ab tribu \u00bb \u00e0 laquelle ils appartiennent. Pour cela, ils prennent toutes sortes de formes monstrueuses ou superbes et malheur \u00e0 ceux qui veulent les utiliser \u00e0 leur avantage et pour des buts contraires aux r\u00e8gles \u00e9dict\u00e9es par Dieu\u2026<br \/>\nFAUR\u00c9 n\u2019est pas le seul \u00e0 avoir \u00e9t\u00e9 s\u00e9duit par ce po\u00e8me\u2026 C\u00e9sar FRANCK en fit une adaptation pour piano et orchestre en 1884 et, tr\u00e8s r\u00e9cemment, c\u2019est Thierry ESCAICH qui s\u2019y est essay\u00e9 pour voix seule et orchestre dans <em>\u00ab\u00a0Les Nuit Hallucin\u00e9es\u00a0\u00bb<\/em>\u2026<br \/>\nVoici ce texte mis en musique par Gabriel FAUR\u00c9, chant\u00e9 par le Ch\u0153ur de l&rsquo;Universit\u00e9 de Fang-Pei \u00e0 TAIWAN\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/y9hJ0550_vI?rel=0\" height=\"410\" width=\"560\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Et voici le texte int\u00e9gral de Victor HUGO. Les vers en rouge ont \u00e9t\u00e9 coup\u00e9s par Gabriel FAUR\u00c9 qui a d\u00fb consid\u00e9rer le \u00ab\u00a0sommet paroxystique\u00a0\u00bb un peu long pour la musique. Visuellement, on mesure l&rsquo;effet que le po\u00e8te a voulu cr\u00e9\u00e9 par cette rythmique enflant jusqu&rsquo;\u00e0 un plateau puis s&rsquo;apaisant jusqu\u2019au silence\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Voici le texte int\u00e9gral de Victor HUGO, les vers en rouge ont \u00e9t\u00e9 coup\u00e9s par Gabriel FAUR\u00c9. Visuellement, on mesure l&rsquo;effet que le po\u00e8te a voulu cr\u00e9\u00e9 par cette rythmique enflant jusqu&rsquo;\u00e0 un plateau puis s&rsquo;apaisant jusqu\u2019au silence\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Murs, ville<br \/>\nEt port,<br \/>\nAsile<br \/>\nDe mort,<br \/>\nMer grise<br \/>\nO\u00f9 brise<br \/>\nLa brise<br \/>\nTout dort.<br \/>\nDans la plaine<br \/>\nNa\u00eet un bruit.<br \/>\nC&rsquo;est l&rsquo;haleine<br \/>\nDe la nuit.<br \/>\nElle brame<br \/>\nComme une \u00e2me<br \/>\nQu&rsquo;une flamme<br \/>\nToujours suit.<br \/>\nLa voix plus haute<br \/>\nSemble un grelot.<br \/>\nD&rsquo;un nain qui saute<br \/>\nC&rsquo;est le galop.<br \/>\nIl fuit, s&rsquo;\u00e9lance,<br \/>\nPuis en cadence<br \/>\nSur un pied danse<br \/>\nAu bout d&rsquo;un flot.<br \/>\nLa rumeur approche,<br \/>\nL&rsquo;\u00e9cho la redit.<br \/>\nC&rsquo;est comme la cloche<br \/>\nD&rsquo;un couvent maudit,<br \/>\nComme un bruit de foule<br \/>\nQui tonne et qui roule<br \/>\nEt tant\u00f4t s&rsquo;\u00e9croule<br \/>\nEt tant\u00f4t grandit.<br \/>\nDieu ! La voix s\u00e9pulcrale<br \/>\nDes Djinns !&#8230; &#8211; Quel bruit ils font !<br \/>\nFuyons sous la spirale<br \/>\nDe l&rsquo;escalier profond !<br \/>\nD\u00e9j\u00e0 s&rsquo;\u00e9teint ma lampe,<br \/>\nEt l&rsquo;ombre de la rampe..<br \/>\nQui le long du mur rampe,<br \/>\nMonte jusqu&rsquo;au plafond.<br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">C&rsquo;est l&rsquo;essaim des Djinns qui passe,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Et tourbillonne en sifflant.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Les ifs, que leur vol fracasse,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Craquent comme un pin br\u00fblant.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Leur troupeau lourd et rapide,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Volant dans l&rsquo;espace vide,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Semble un nuage livide<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Qui porte un \u00e9clair au flanc.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Ils sont tout pr\u00e8s ! &#8211; Tenons ferm\u00e9e<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Cette salle ou nous les narguons<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Quel bruit dehors ! Hideuse arm\u00e9e<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">De vampires et de dragons!<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">La poutre du toit descell\u00e9e<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Ploie ainsi qu&rsquo;une herbe mouill\u00e9e,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Et la vieille porte rouill\u00e9e,<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff0000;\">Tremble, \u00e0 d\u00e9raciner ses gonds<\/span>.<br \/>\nCris de l&rsquo;enfer ! Voix qui hurlent et qui pleurent !<br \/>\nL&rsquo;horrible essaim, pouss\u00e9 par l&rsquo;aquillon,<br \/>\nSans doute, o ciel ! s&rsquo;abat sur ma demeure.<br \/>\nLe mur fl\u00e9chit sous le noir bataillon.<br \/>\nLa maison crie et chancelle pench\u00e9e,<br \/>\nEt l&rsquo;on dirait que, du sol arrach\u00e9e,<br \/>\nAinsi qu&rsquo;il chasse une feuille s\u00e9ch\u00e9e,<br \/>\nLe vent la roule avec leur tourbillon!<br \/>\nProph\u00e8te! Si ta main me sauve<br \/>\nDe ces impurs d\u00e9mons des soirs,<br \/>\nJ&rsquo;irai prosterner mon front chauve<br \/>\nDevant tes sacr\u00e9s encensoirs!<br \/>\nFais que sur ces portes fid\u00e8les<br \/>\nMeure leur souffle d&rsquo;\u00e9tincelles,<br \/>\nEt qu&rsquo;en vain l&rsquo;ongle de leurs ailes<br \/>\nGrince et crie \u00e0 ces vitraux noirs !<br \/>\nIls sont pass\u00e9s! &#8211; Leur cohorte<br \/>\nS&rsquo;envole et fuit, et leurs pieds<br \/>\nCessent de battre ma porte<br \/>\nDe leurs coups multipli\u00e9s.<br \/>\nL&rsquo;air est plein d&rsquo;un bruit de cha\u00eenes,<br \/>\nEt dans les for\u00eats prochaines<br \/>\nFrissonnent tous les grands ch\u00eanes,<br \/>\nSous leur vol de feu pli\u00e9s !<br \/>\nDe leurs ailes lointaines<br \/>\nLe battement d\u00e9cro\u00eet.<br \/>\nSi confus dans les plaines,<br \/>\nSi faible, que l&rsquo;on croit<br \/>\nOu\u00efr la sauterelle<br \/>\nCrier d&rsquo;une voix gr\u00eale<br \/>\nOu p\u00e9tiller la gr\u00eale<br \/>\nSur le plomb d&rsquo;un vieux toit.<br \/>\nD&rsquo;\u00e9tranges syllabes<br \/>\nNous viennent encor.<br \/>\nAinsi, des Arabes<br \/>\nQuand sonne le cor,<br \/>\nUn chant sur la gr\u00e8ve<br \/>\nPar instants s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve,<br \/>\nEt l&rsquo;enfant qui r\u00eave<br \/>\nFait des r\u00eaves d&rsquo;or.<br \/>\nLes Djinns fun\u00e8bres,<br \/>\nFils du tr\u00e9pas,<br \/>\nDans les t\u00e9n\u00e8bres<br \/>\nPressent leur pas;<br \/>\nLeur essaim gronde;<br \/>\nAinsi, profonde,<br \/>\nMurmure une onde<br \/>\nQu&rsquo;on ne voit pas.<br \/>\nCe bruit vague<br \/>\nQui s&rsquo;endort,<br \/>\nC&rsquo;est la vague<br \/>\nSur le bord;<br \/>\nC&rsquo;est la plainte<br \/>\nPresque \u00e9teinte<br \/>\nD&rsquo;une sainte<br \/>\nPour un mort.<br \/>\nOn doute<br \/>\nLa nuit&#8230;<br \/>\nJ&rsquo;\u00e9coute :<br \/>\nTout fuit,<br \/>\nTout passe;<br \/>\nL&rsquo;espace<br \/>\nEfface<br \/>\nLe bruit.<\/p>\n<h2><strong><span style=\"color: #ff0000;\"><em>Le BALLET des OMBRES<\/em>, HECTOR BERLIOZ<br \/>\n<\/span><\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: left;\"><a href=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/Berlioz.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-6615\" title=\"Berlioz\" alt=\"\" src=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/Berlioz.jpg\" width=\"236\" height=\"308\" srcset=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/Berlioz.jpg 236w, https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/Berlioz-229x300.jpg 229w\" sizes=\"auto, (max-width: 236px) 100vw, 236px\" \/><\/a>Parmi les travaux qui permirent au jeune BERLIOZ de conforter son apprentissage musical, figure ce <em>Ballet des Ombres<\/em> pour Choeur et piano qui t\u00e9moigne de l&rsquo;audace du compositeur et de \ufffcson imagination sensible \u00e0 l\u2019humeur du temps. Il l&rsquo;a \u00e9crit d&rsquo;apr\u00e8s un texte de Albert-Marie DUBOIS qui reposait sur un po\u00e8me de l&rsquo;allemand HELDER, en 1829, \u00e0 26 ans, juste apr\u00e8s les <em>Huit Sc\u00e8nes<\/em> de Faust. Ces deux \u0153uvres qui sont les premi\u00e8res qu\u2019il publia furent \u00e9tiquet\u00e9es par l&rsquo;artiste lui m\u00eame Opus N\u00b01 pour les <em>Huit Sc\u00e8nes<\/em>, marquant le <em>Ballet<\/em> N\u00b02.<\/p>\n<p>Dans les six mois qui suivirent, BERLIOZ courut Paris pour en recueillir toutes les copies et les d\u00e9truire. Il en resta cependant une que l&rsquo;on retrouva dans une collection priv\u00e9e \u00e0 l&rsquo;aube du XX\u00b0 Si\u00e8cle. Et tr\u00e8s honn\u00eatement, BERLIOZ n&rsquo;avat nulle raison devoir honte de sa composition dont l&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 et le caract\u00e8re \u00ab\u00a0sorcier\u00a0\u00bb saute parfaitement aux oreilles. \u00c0 preuve qu&rsquo;il ne d\u00e9savouait pas totalement ses premiers opus c&rsquo;est qu&rsquo;il en r\u00e9utilisa certains th\u00e8mes dans des \u0153uvres post\u00e9rieures.<\/p>\n<p>C&rsquo;est la lecture du po\u00e8me du mentor de Goethe qui devint rapidement son concurrent, Johann HERDER, qui embrasa l&rsquo;imagination de BERLIOZ et qui lui fit demander \u00e0 DUBOIS d&rsquo;en faire cette adaptation. Elle d\u00e9crit une danse lancinante d&rsquo;Esprits, th\u00e8me r\u00e9current dans la po\u00e9sie romantique et dans le fantastique anglo-saxon qui sans cesse m\u00eale les fant\u00f4mes aux vivants et ouvre, entre eux, des passerelles surnaturelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Formez vos rangs, entrez en danse<br \/>\nL\u2019ombre descend, le jour s\u2019enfuit.<br \/>\nOmbres, votre r\u00e8gne commence<br \/>\nDans la sombre horreur de la nuit.<br \/>\nLorsque le souffle des orages<br \/>\nAgite les vertes for\u00eats,<br \/>\nIl vient aussi dans nos bocages<br \/>\nFaire fr\u00e9mir les noirs cypr\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Formez vos rangs, entrez en danse,<br \/>\nOmbres, prenez-vous par la main,<br \/>\nTroublez cet auguste silence<br \/>\nQui r\u00e8gne sur le genre humain!<br \/>\nPour les rangs point de jalousie,<br \/>\nOmbres de bergers et de rois!<br \/>\nOubliez que l\u2019orgueil, l\u2019envie<br \/>\nVous divis\u00e8rent autrefois!<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">L\u2019un n\u2019\u00e9prouva que des traverses;<br \/>\nDans le bonheur l\u2019autre v\u00e9cut.<br \/>\nTous ont pris des routes diverses<br \/>\nPour venir tous au m\u00eame but.<br \/>\nOmbres, oubliez de la terre<br \/>\nEt les plaisirs et les travaux!<br \/>\nFormez une danse l\u00e9g\u00e8re<br \/>\nQui courbe \u00e0 peine les pavots!<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Formez vos rang, entrez en danse!<br \/>\nMais la lune se l\u00e8ve et luit.<br \/>\nGagnons l\u2019\u00c9lys\u00e9e en silence,<br \/>\nEt rendons le calme \u00e0 la nuit!<br \/>\nMortels, lorsque dans les nuits sombres<br \/>\nNotre voix vous r\u00e9veillera,<br \/>\nSongez bien qu\u2019\u00e0 la voix des ombres,<br \/>\nUn jour, la v\u00f4tre s\u2019unira!<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Pourquoi nous craindre, enfants des hommes?<br \/>\nCe que vous \u00eates nous l\u2019\u00e9tions,<br \/>\nEt vous serez ce que nous sommes.<br \/>\nAu revoir! nous nous reverrons!<\/p>\n<p>Voici donc (sans images et avec un son de mauvaise qualit\u00e9) ce \u00ab\u00a0Ballet des Ombres\u00a0\u00bb, interpr\u00e9t\u00e9 par \u200b le Choeur Mixte Universitaire de Lyon. Pour excuse, disons que son interpr\u00e9tation est rare ce qui rend son ex\u00e9cution par le ch\u0153ur MONTANSIER d&rsquo;autant plus pr\u00e9cieux !<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/kZDbUU4qVD0?rel=0\" height=\"410\" width=\"560\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n<h2><em><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Laudate Pueri Dominum <\/span><\/strong><\/em><strong><span style=\"color: #ff0000;\">de Jean-Baptiste PERGOL\u00c8SE<\/span><\/strong><\/h2>\n<p>MONTEVERDI, HAYDN, VIVALDI, LULLY, MENDELSSOHN et bien d\u2019autres ont \u00e9crit des \u00ab LAUDATE PUERI DOMINUM \u00bb, le Pasaume 112 qui vient de l\u2019Ancien Testament.<br \/>\nJean-Baptiste PERGOL\u00c8SE, presque \u00e0 la fin de sa courte carri\u00e8re, alternant musique sacr\u00e9e et profane mais avec toujours cette inspiration quasi divine, livra ce \u00ab Laudate pueri \u00bb qui se fit aussit\u00f4t remarquer par sa puret\u00e9 et son souffle mystique\u2026 Il n&rsquo;eut \u00e9videmment pas le retentissement de son op\u00e9ra <em>La Serva Padrona<\/em> (la servante maitresse) qui fera un triomphe \u00e0 Paris en 1752 et d\u00e9clencha la fameuse querelle des Anciens et des Modernes, celle qui se perp\u00e9tue constamment entre ceux qui ont soif de nouveau et les autres qui se r\u00e9galent de la r\u00e9p\u00e9tition immobile\u2026<br \/>\nLe voici dans son int\u00e9gralit\u00e9, interpr\u00e9t\u00e9 par le Ch\u0153ur du 700 Italien sous la direction de Alfredo SORICHETTI avec pour soprano Stefania DONZELLI.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/LyXVNBhvNKY?rel=0\" height=\"410\" width=\"560\" frameborder=\"0\"><\/iframe><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/VrO9aEdM1Dg?rel=0\" height=\"410\" width=\"560\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n<h2><em><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Music Makers <\/span><\/strong><\/em><strong><span style=\"color: #ff0000;\">de Edward ELGAR<br \/>\n<\/span><\/strong><\/h2>\n<p><a href=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/03\/oshaughnessy.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-6648\" title=\"oshaughnessy\" alt=\"\" src=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/03\/oshaughnessy.jpg\" width=\"127\" height=\"180\" \/><\/a>C\u2019est en 1912 que Edward ELGAR cr\u00e9a ce <em>\u00ab MUSIC MAKERS \u00bb (les faiseurs de musique\u2026)<\/em>, pour mezzo-soprano (ou contralto), ch\u0153ur et orchestre, reprenant les stances d\u2019un po\u00e8te tout \u00e0 la fois sp\u00e9cialiste des serpents &#8211; un herp\u00e9tologiste &#8211; et novateur, Arthur O&rsquo;SHAUGHNESSY qui, comme son nom l\u2019indique parfaitement, avait des anc\u00eatres irlandais. O&rsquo;SHAUGHNESSY marqua l\u2019Histoire presque uniquement par ce po\u00e8me qui figurait en premi\u00e8re place et sous le titre de <em>\u00ab ODE \u00bb<\/em>, dans un recueil qu\u2019il publia \u00e0 trente ans, <em>Music and Moonlight<\/em>. La seule chose qu\u2019il fit \u00e9diter ensuite fut un recueil d\u2019histoires pour enfants, \u00e9crit avec son \u00e9pouse, fille de l\u2019\u00e9crivain John MARSTON. Et cette <em>\u00ab ODE \u00bb<\/em> avec ses neuf stances que l\u2019on r\u00e9duit g\u00e9n\u00e9ralement aux trois premi\u00e8res, reste la po\u00e9sie de r\u00e9f\u00e9rence que tout anglais bien n\u00e9, bien \u00e9duqu\u00e9 conna\u00eet par c\u0153ur &#8211; comme chez nous, le <em>\u00ab Corbeau et le Renard \u00bb<\/em>\u2026<br \/>\nELGAR avait compos\u00e9 en 1900 une \u0153uvre tout \u00e0 fait \u00e9trange, <em>The Dream of Gerontius<\/em> qui, bien qu\u2019inspir\u00e9 par un texte d\u2019un cardinal catholique, ce qui remua les anglicans de bon teint, connut un grand succ\u00e8s, si important qu\u2019il franchit les eaux de la Manche et fut repr\u00e9sent\u00e9 en Allemagne, \u00e0 Vienne, \u00e0 Paris et \u00e0 New York. Cet oratorio d\u2019une grande beaut\u00e9 et d\u2019une parfaite solidit\u00e9 technique, raconte le voyage d\u2019une \u00e2me, celle de Gerontius, au moment o\u00f9 elle se d\u00e9livre du corps qu\u2019elle animait jusqu\u2019\u00e0 Dieu dont elle ne peut supporter la vue et supplie \u00e0 aller au purgatoire.<a href=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/03\/elgar.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-6649\" title=\"elgar\" alt=\"\" src=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/03\/elgar.jpg\" width=\"158\" height=\"179\" \/><\/a><br \/>\nTrois ans plus tard, fort de ce succ\u00e8s et cherchant \u00e0 le renouveler, ELGAR se mit au travail sur le texte de cette <em>\u00ab ODE \u00bb<\/em> qu\u2019il conserva dans son enti\u00e8ret\u00e9. Sans doute \u00e9tait-il quelque peu fascin\u00e9 par ce po\u00e8me puisque ce fut de son propre chef qu\u2019il entreprit cette composition, reprenant en citation des notes de <em>The Dream of Gerontius<\/em>, de <em>Sea Pictures<\/em>, de ses deux premi\u00e8res symphonies et m\u00eame de <em>La Marseillaise<\/em>\u2026 Il ne fait pas de doute que ELGAR, qui a lutt\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 ses quarante ans pour gagner, malgr\u00e9 sa qualit\u00e9 d\u2019autodidacte qu\u2019on lui opposait en d\u00e9faut, une audience remarquable &#8211; ce qu\u2019il obtint avec les <em>Variations Enigma<\/em> &#8211; a \u00e9t\u00e9 s\u00e9duit par le th\u00e8me de cette <em>\u00ab ODE \u00bb<\/em> qui d\u00e9peint la solitude du cr\u00e9ateur et sa place dans la soci\u00e9t\u00e9 qui, dans une conscience trouble, a du mal \u00e0 reconna\u00eetre qu\u2019elle en a besoin.<br \/>\nVoici les premiers vers les plus c\u00e9l\u00e8bres qui appartiennent \u00e0 la premi\u00e8re stance, chant\u00e9s par Janet Baker, le London Philharmonic Orchestra et son Ch\u0153ur dirig\u00e9s par Sir Adrian BOULT\u2026<strong><span style=\"color: #ff0000;\"><br \/>\n<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/E0czqYUECNo\" height=\"410\" width=\"560\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">We are the music makers,<br \/>\nAnd we are the dreamers of dreams,<br \/>\nWandering by lone sea-breakers,<br \/>\nAnd sitting by desolate streams;\u2014<br \/>\nWorld-losers and world-forsakers,<br \/>\nOn whom the pale moon gleams:<br \/>\nYet we are the movers and shakers<br \/>\nOf the world for ever, it seems.<\/p>\n<h2><em><strong><span style=\"color: #ff0000;\">The Songs of The Fleet <\/span><\/strong><\/em><strong><span style=\"color: #ff0000;\">de CHARLES VILLIERS STANFORD<br \/>\n<\/span><\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: left;\"><a href=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/cvstanford.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-full wp-image-6586\" title=\"cvstanford\" alt=\"\" src=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/cvstanford.jpg\" width=\"150\" height=\"200\" \/><\/a>Charles Villers STANDFORD est \u00e9galement un compositeur et aussi peu jou\u00e9 en France que VAUGHAN WILLIAMS. Pourtant tous les pratiquants anglicans l\u2019entendent r\u00e9guli\u00e8rement sous les vo\u00fbtes de leurs \u00e9glises. Il a en effet compos\u00e9 de nombreuses musiques sacr\u00e9es dont deux oratorios, un Requiem et un Stabat Mater.<br \/>\nCet artiste est d\u2019origine irlandaise. Il est n\u00e9 \u00e0 Dublin mais, d\u00e8s l\u2019\u00e2ge de dix ans, a v\u00e9cu \u00e0 Londres pour perfectionner ses dons musicaux qui \u00e9taient manifestes, sans doute \u00e9clos parce qu\u2019il a toujours baign\u00e9 dans la musique : son p\u00e8re chante, sa m\u00e8re est pianiste. \u00c0 18 ans, il entre au Queen\u2019s College de Cambridge. Trois ans plus tard, tout en poursuivant les \u00e9tudes de Droit que son p\u00e8re lui imposait, il devint l\u2019organiste appoint\u00e9 du Trinity College et chef des deux chorales qu\u2019il r\u00e9unira sous le nom familier aux anglais de CUMS, Cambridge University Musical Society. De l\u00e0, il franchira tous les obstacles universitaires pour devenir professeur de musique \u00e0 cette Universit\u00e9.<br \/>\nEntretemps, il aura voyag\u00e9 en Europe continentale et d\u00e9couvert la musique contemporaine des allemands (Wagner, Brahms) et des fran\u00e7ais (Offenbach, Meyerbeer). Il restera tr\u00e8s orient\u00e9 sur la musique nouvellement cr\u00e9\u00e9e et sera un pr\u00e9curseur dans ses propres compositions. \u00c0 ce titre, il fut certainement l\u2019un des plus fort moteurs de la renaissance de la musique anglaise \u00e0 la fin du 19\u00b0 Si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><a href=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/stanford.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-6592 alignleft\" title=\"stanford\" alt=\"\" src=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/stanford.jpg\" width=\"128\" height=\"128\" \/><\/a>C\u2019est lui qui introduisit l\u2019orgue de fa\u00e7on cons\u00e9quente dans les chorales anglaises, soufflant par la m\u00eame une vitalit\u00e9 nouvelle \u00e0 une tradition obsolescente. Il a beaucoup \u00e9crit pour les ch\u0153urs amateurs n\u00e9 de la R\u00e9volution industrielle, ch\u0153urs qu\u2019il r\u00e9unissait dans de grands festivals. Par ailleurs, il \u00e9crivit dix op\u00e9ras, r\u00e9veillant la sc\u00e8ne anglaise et certaines de ses pi\u00e8ces soutiennent la comparaison avec celle du grand madrigaliste PURCELL\u2026<br \/>\nProfesseur simultan\u00e9ment au Royal College of Music et \u00e0 Cambridge pour presque 40 ans, STANDFORD a donc jou\u00e9 un r\u00f4le essentiel comme compositeur et comme dans l\u2019\u00e9panouissement de la musique victorienne et des artistes comme HOLST ou VAUGHAN WILLIAMS lui doivent beaucoup.<br \/>\nCes SONGS OF THE FLEET ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits en 1910 et sont venus venus compl\u00e9ter The Songs of The Sea. Les voici interpr\u00e9t\u00e9s lors du Northport Choral Festival de 2010, sous a direction de Simon CARRINGTON, avec Vaughn FRITTS, baryton et Deborah JENKS au piano.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/Ckq8fa9MR_w?rel=0\" height=\"410\" width=\"560\" frameborder=\"0\"><\/iframe><br \/>\n\u00c0 propos de l\u2019influence exerc\u00e9e dans le chant choral par STANDFORD, voici, lors de la c\u00e9l\u00e9bration du Huit centi\u00e8me anniversaire de l\u2019Universit\u00e9 de Cambridge le Nunc Demitis en la majeur\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/KHAdqA-1AsQ?rel=0\" height=\"315\" width=\"560\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 M\u00c9R\u00c9\u2026 24 Mars 2012 \u00e0\u00a021h., \u00c9glise Saint Denis \u00ab\u00a0CHANTS RELIGIEUX ET PROFANES\u00a0\u00bb LE CH\u0152UR MONTANSIER C\u2019est sur le th\u00e8me du voyage, dans l&rsquo;espace (Stanford), dans le temps (Vaughan Williams, Pergol\u00e8se) et dans le fantastique (Faur\u00e9, Berlioz) que le Ch\u0153ur MONTANSIER, sous la direction de Juliette H\u00c9NAFF, organise le programme de ce concert tout en &hellip; <\/p>\n<p><a class=\"more-link btn\" href=\"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/concerts-2\/choeur-montansier\/\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":11,"menu_order":65,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-6505","page","type-page","status-publish","hentry","nodate","item-wrap"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6505","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6505"}],"version-history":[{"count":45,"href":"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6505\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9705,"href":"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/6505\/revisions\/9705"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/11"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ritmy.fr\/essais\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6505"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}