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PANAM’TROMBONE

À MAULE, 17 Mars 2012 à 21h., Salle des Fêtes, LES DEUX SCÈNES

PANAM’TROMBONE

C’est en 1994 que PANAM’TROMBONE  a quitté la Capitale pour offrir aux publics de France et de Navarre, ses coups de cœur musicaux… interprétés au trombone, instrument qui n’est jamais qu’une grosse trompette (la coulisse est une rallonge variable !) mais lorsque ‘on se met à en jouer, d’une bien réelle difficulté.

Ceux qui ont entendu des débutants ou des maladroits savent ce que le trombone peut produire d’horrible, d’insupportable. Mais à la bouche de nos quatre mousquetaires, c’est très différent… Ils savent faire jaillir une belle et colorée sympathie d’harmonies que l’oreille à plaisir d’en découvrir les subtilités subjugantes…

LES MOUSQUETAIRES DU TROMBONE

Voici quatre excellents musiciens, tous quatre trombonistes émérites qui se produisent en récital, avec orchestre, en spectacle, et interviennent lors d’actions pédagogiques. Faisons connaissance…

1 – Emmanuel FLAUM

Originaire de Nancy, il obtient une médaille d’Or au CNR de Nancy, un Premier Prix au Conservatoire Supérieur CNR de Paris. Ex trombone solo de l’Orchestre National de Porto, il travaille en free lance : il est notamment l’invité de l’Orchestre de Bretagne et de l’Opéra de Marseille. Il enseigne à l’EDM d’Angoulême.

2 – Stéphane GUIHEUX

Originaire de Saint Malo, il obtient un Premier Prix au CNSM de Paris. Titulaire du DE et du CA, enseigne à l’ENM de Mantes en Yvelines et à l’ENM de bourg-la-reine. Il est Trombone solo de l’Orchestre Colonne. Il est régulièrement l’invité de l’Orchestre Nationale d’Ile de France, de l’Opéra de Paris, de l’Orchestre de Paris, de l’Orchestre de Bretagne… Il est membre de l’ensemble de musique contemporaine « l’itinéraire ».

3 – Tristan MAUGUIN

Originaire de Mortagne au Perche, il obtient une médaille d’Or à l’ENM d’Alençon, un Premier Prix au Conservatoire Supérieur CNR de Paris, le DFS de trombone basse au CNSM de Paris. Titulaire du DE, il enseigne au conservatoire de Paris 18 et au CRD de Blanc- Mesnil. Il est régulièrement l’invité de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, de l’Opéra de Paris, de l’Orchestre National de Lorraine, de l’Orchestre Philharmonique de Luxembourg…

4 – EDDIE SOUCHOIS

Originaire de Châteauroux, il obtient une médaille d’Or à l’ENM de Châteauroux, un Premier Prix au Conservatoire Supérieur CNR de Paris. Titulaire du DE, enseigne au conservatoire de Juvisy sur Orge et à l’ENM de Yerres. Il est l’invité de l’Orchestre Pasdeloup et de l’Orchestre Colonne…

Évidemment avec ces instruments qui explosent de sonorités éclatantes et joyeuses, ils ont une « pêche d’enfer » et vous dynamisent une salle en moins de deux… tout en faisant entendre une musique parfaite, remplie de gaité et d’harmonies délicieuses.

Voici juste un échantillon de leurs « interprétations » des grands thèmes musicaux que des grands films ont rendus célèbres et…populaires !

LE TROMBONE, COMMENT C’EST FAIT ?

Tiens ! voilà une excellente question…

À laquelle répond parfaitement la vidéo suivante… Imaginiez-vous que la fabrication d’un instrument nécessite des marteaux, des pinces, un congélateur, des mètres et des mètres de cuivre, beaucoup de savoir-faire et cinquante longues heures de travail ? Alors, regardez…

Édifiant, non ? Surtout lorsque l’on voit ce brillant instrument lisse et de formes compliquées mais parfaites partir d’une feuille somme toute pas très belle…

Alors voici, pour passer de l’œil à l’oreille, un magnifique ensemble qui nous fait une démonstration qui ne l’est pas moins ! Il s’agit de « 6.35 » une pièce écrite par Steven VERHELST (Belgique) pour le Rotterdam Conservatory Trombone Ensemble…

LES MUSIQUES DE FILM

Qui a remplacé les Princes, les grands bourgeois mécènes dans notre Société du XXI° Siècle ? Les spectateurs du cinéma… Et maintenant de la télévision. Certes, il y a encore des radiodiffuseurs, comme RADIO FRANCE, la BBC pour commander des œuvres symphoniques et quelques compositions. Mais force est de reconnaître que les grandes créations orchestrales se font désormais sur le besoin de sonoriser les images… Qui a vu dans sa vie une scène nue puis la même avec toute l’émotion qu’apporte une mélodie orchestrée avec goût, jouée par des interprètes de haut talent, peut témoigner de la différence.

En effet les plus grands noms de la musique de film, John WILLIAMS, Ennio MORRICONE, Georges DELERUE, Michel LEGRAND, Nino ROTA, Francis LAI, Bernard HERRMANN, Nicola PIOVANI, Philip GLASS, Michael NYMAN, Vladimir COSMA, souvent attachés à un réalisateur, ont disposé de moyens considérables pour enregistrer les musiques qu’ils ont écrites spécialement pour les images. De ce fait, ils ont des orchestres d’une soixantaine de musiciens (souvent tchèques ou anglais pour des raisons de charges sociales) et des solistes de tout premier plan. C’est le cas dans cette musique composée par John WILLIAMS pour le film de SPIELBERG, « LA LISTE DE SCHINDLER », d’autant plus touchant qu’il rapporte une histoire vraie… En effet, c’est Itzhak PERLMAN qui joue dans la « BO »

Ce thème merveilleux, décliné tout au long des heures du film de nombreuses façons, peut supporter aisément d’être adaptées par toutes sortes d’instruments. Et pourquoi pas, par un quatuor de trombones qui, tout en gardant la force émotionnelle, l’éclairerait différemment ?

Au rebours, les premiers temps du cinéma ont puisé largement dans la musique classique. D’ailleurs, en France et en 1908, l’une des premières créations pour les images est signée de Camille SAINT-SAENS. Il s’agit du film « L’ASSASSINAT DU DUC DE GUISE »… Les réalisateurs ont d’ailleurs fréquemment puisé dans le catalogue des grands compositeurs, tel Francis Ford COPPOLA dans APOCALYPSE NOW qui a associé la Chevauchée des Walkyries de manière indélébile à l’attaque d’un village vietnamien, à coup de napalm, par les hélicoptères américains… Choix apparemment paradoxal mais qui s’est avéré par le décalage qu’il a introduit entre l’œil et l’oreille, donner tout son sens fatal à l’atrocité qui s’accomplit…

APPOCALYPSE NOW, F.-F. Coppola, 1979

On parle souvent de la « force des images » en oubliant qu’une œuvre picturale n’en a qu’une et que dès qu’il y a mouvement, il y a déroulement dans le temps qui est, par le rythme, l’un des métiers de la musique.

Cette adéquation ajoutée à la masse de spectateurs, conjuguée aux moyens mis en œuvre dans les « Bandes Originales », a finalement permis à des musiciens d’installer dans nos oreilles des thèmes magnifiques que nous raffolons d’entendre et qui sont aujourd’hui les principales créations musicales de la musique orchestrale.

En voici une nouvelle preuve avec la musique de « Mission », écrite par Ennio MORRICONE et jouée, pour nous, au Siège des Nations Unies lors, d’un concert donné au début de 2010…

DEBUSSY ET LE TROMBONE

Pour être franc, nous n’avons pas trouvé de littérature de DEBUSSY, y compris dans sa correspondance, sur le trombone… Si quelqu’un a une lumière sur le sujet, nous nous en éclairerons bien volontiers. Toutefois,les trombonistes ne sont pas indifférents au style mélodique de DEBUSSY qui a introduit bien des modernités dans l’écriture musicale et a frôlé de très près le jazz qui est l’un des instruments clefs des big-bands » c’est-à-dire les grands orchestres de jazz… en cherchant bien nous avons trouvé deux adaptations…

La première est celle du fameux Clair de Lune, morceau composé en 1890 pour le piano mais qui ne fut rendu public qu’en 1903. Notons au passage qu’ll a été incorporé dans de très nombreuses Bandes Originales de film dont les plus récents sont OCEAN’S ELEVEN (pour une nuit nostalgique à Vegas ?) et dans TWILIGHT qui raconte des histoires de vampires qui vivent pleinement… la nuit alors que la lune déchire en lambeaux d’argent les nuages ! Cette mélodie, hantant tous les instrumentistes solistes, a été adaptée, toujours avec accompagnement du Piano, pour le Violon, la Trumpette, la Clarinette, le Saxophone Alto, la Flûte et… le Trombone. En voici une belle exécution par A. NYANKIN au Trombone et Pan TZUSHIN au Piano…

La seconde est un triple arrangement hardi, celui des TROIS CHANSONS de Charles d’ORLÉANS par un quatuor de trombone américain, le Yale Trombone Cuartet…

Première chanson : Dieu! qu’il la fait bon regarder

La seconde : Quand j’ai ouy le tabourin

La troisième : Yver, vous n’estes qu’un villain


BEETHOVEN & CONSORTS À COULISSE

 

Il en est de BEETHOVEN, vu de la coulisse du trombone, comme de DEBUSSY : il n’a pas particluièrement consacré son talent à cet instrument mais, en génial créateur dont les mélodies courent sans cesse le monde, il inspire uen foule d’instrumentistes et parmi eux, les trombonistes…

En fonction de leurs sensibilités et de leur technicité, ils produisent des arrangements surprenants, pertinents et passionnants. Telle cette Ouverture d’EGMONT arrangé et interprété par le Szeged Trombone Ensemble

Il y a bien d’autres tentatives enregistrées et filmées pour la TV, d’adaptations d’œuvres de BEETHOVEN… Mais encore une fois, le trombone est un instrument délicat qui ne supporte pas la demi-mesure ni l’approximation. Alors pour vous démontrer que bien joué, il peut produire un pur régal auditif, voici « L’ENTRÉE DE LA RAINE DE SABA » de Georg-Friedrich HAENDEL, jouée par LE TROMBONE QUARTET…

Et, plus contemporain, voici un autre délice, un « pot-pourri » venu des mêmes interprètes et du roi du mariage de la clarinette et du saxophone (ses orchestrations reposent beaucoup sur ces deux instruments), Georges GERSCHWIN…

LE SECRET DES « PANAMS »

Outre leur virtuosité, leur technique et leur talent, les quatre de PANAM’ TROMBONE ont un secret qui mérite d’être éventé : ANTOINE COURTOIS…Ce n’est plus un homme, puisqu’il vivait à l’ère napoléonienne mais une marque que des générations de COURTOIS ont assis dans la perfection et le perfectionnement puisque aujourd’hui encore la maison COURTOIS apporte à ses instruments des innovations… Les musiciens du monde entier sont unanimes à reconnaître qu’un instrument signé ANTOINE COURTOIS est une garantie d’excellence technique et de qualité.

UN PEU D’HISTOIRE…

Tout a débuté figurez-vous en 1789, l’année d’autres commencements, rue Mazarine à Paris avec la création en France d’une fabrication d’instruments de musique en cuivre par la famille Courtois. Si vous allez au Musée du Conservatoire National Supérieur de Paris, vous verrez une trompette de cavalerie marquée « Courtois, Rue Mazarine », qui appartint à l’estafette de l’officier parlementaire envoyé par Bonaparte au siège de Saint-Jean-d’Acre en 1799.
En 1803, Antoine Courtois (1770-1855), l’un des fils du créateur, s’installait rue du Caire. Parmi les instruments de sa fabrication,
on trouve une trompette en forme de demi-lune, émettant des sons voisins de ceux du cor, un clairon d’infanterie adopté en 1823 par 
le ministère de la Guerre, un trombone à coulisse, ainsi que les premiers cornets à pistons, bugles à clés, cors et ophicléides. En 1844, Antoine Courtois fils succéda à son père. Il mit au point en collaboration avec d’éminents artistes, le célèbre cornet à pistons système Arban. Cet échange constant entre fabricant et artistes permit de très importantes créations et de nombreux perfectionnements acoustiques et mécaniques. Un palmarès unique de récompenses aux expositions internationales atteste de la constante réussite et de la célébrité universelle de la marque ANTOINE COURTOIS PARIS.
En 1994, l’entreprise intégra un grand groupe européen, JA Musik
et. Douze ans plus tard, en 2006, la Société ANTOINE COURTOIS retrouva ses origines françaises en entrant dans le groupe BUFFET CRAMPON, autre prestigieuse manufacture d’instruments à vent créée à Paris en 1825.

UN PEU DE TECHNIQUE…

Les trombones ANTOINE COURTOIS, fabriqués en France dans l’usine d’Amboise, sont essayés, mis au point et contrôlés par les meilleurs instrumentistes internationaux. Ils offrent l’une des gammes de trombones et trombones basses la plus complète au monde. En plus des trombones traditionnels et du célèbre modèle AC410, ANTOINE COURTOIS s’est éloigné du style très français avec ses gammes Mezzo et Legend pour répondre aux souhaits de très nombreux artistes, spécialement aux USA, qui souhaitaient un instrument plus ouvert pour le travail symphonique.
On retrouve cependant les caractéristiques de la marque: pavillon d’une pièce, produisant un son plein, rond et centré – coulisse avec tubes chromés et embouts de frottement en tonneau procurant un fonctionnement et une fiabilité incomparables – finition et réglage par des spécialistes hautement qualifiés.

BEAUCOUP DE MUSIQUE !

En hommage à ANTOINE COURTOIS PARIS et à BUFET CRAMPON, un seul groupe et deux maisons qui fournissent les meilleurs Big Bands, voici un document : « In the Mood », enregistré en 1942 et joué par Tex BENEKE et le Glenn Miller Orchestra

Si vous avez une interrogation sur ce concert, sur le PANAM’TROMBONE ou sur le Groupe BUFFET CRAMPON… posez-la à l’adresse courriel de RITMY :

contact.ritmy@gmail.com

 

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